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Mercredi 2 janvier 2008
Je pense que c'est mon tout dernier billet "Chroniques Egyptiennes". Le 76ème, ça fait beaucoup quand même.
J'ai vraiment que ça à faire dans la vie. J'aimerais bien savoir s'il existe un outil sur le net qui me permette de compabiliser le nombre de mots et de lettres qu'il y a sur mon blog. Juste pour voir.

L'Egypte... Je n'ai peut être pas toujours été tendre avec elle dans mes différents billets, mais je l'aime, n'en doutez pas une seconde. J'ai tellement de souvenirs fantastiques ici. J'ai vécu à Paris, à Nice, au Chili, et au Liban, mais c'est l'Egypte que j'aime le plus.
D'ailleurs comme l'a dit un de mes amis récemment "s'il y avait de bonnes facs dans ce pays, je serais resté". Teymour si tu me lis...
Je sais pas trop quoi dire en fait, je suis toujours le premier à écrire des anneries dans ce petit espace virtuel, mais quand il s'agit d'être un peu plus "sentimental", ya plus personne.
Comme j'aime pas écrire des articles de moins de dix lignes (je prefère quand c'est long, j'ai l'air plus intelligent comme ça :)), je vais... je vais... vous raconter la genèse de ce blog tiens!

*là, c'est le moment où les 3/4 des lecteurs se barrent*

Alors, comment c'est que ce blog a tété créé heing?
Déjà, ce n'est pas mon tout premier blog. Le premier, je l'avais fait en pleine crise hormonale, quand j'avais quinze ans je crois, en pleine année de 3ème. Je me rappelle, le design était noir et vert fluo, pour montrer que j'aimais bien Matrix et parce que ça faisait plus coule, plus stilé, et je me moquais des gros beauf qui avait des blog tout tristounets gris. Ouais... voilà, c'est ça, comme celui que j'ai maintenant... J'étais sur Canalblog à l'époque (mouarf, "à l'époque", à m'entendre on dirait que c'était ya trente ans).
Sur mon blog, je mettais pleins de trucs assez inutiles, comme des images que je prennais sur humour.com, des photos de moi et mes coupaings dans le lycée. Oh maï god! Ca ressemblait à un Skyblog, shame on me...

J'ai fini par laisser tomber ce blog assez vite, et l'année suivante, en 2de, j'ai fait ce blog ci, après avoir lu Poils de Cairote de Paul Fournel. J'avais aussi lu le blog Aurélie au Canada , qui m'avait vachement plû. D'ailleurs, ce blog m'a un peu influencé pour la poursuite de mes études. J'ai toujours été attiré par le Canada, et ce blog n'a fait qu'empirer la chose.
En lisant Aurelie au Canada, je me suis dit pourquoi ne pas faire la même chose, mais en Egypte? Ca existait sûrement déjà, mais je m'en foutais :D.
Alors j'ai commencé, et je dois le dire, je trouve ça mauvais à présent. Mes premiers articles ne sont pas marrants. C'est lourd, c'est mal écrit, c'est plein de fautes d'ortographe (j'en fais toujours, mais moins quand même...nan?). Et surtout, je ne mettais pas un seul accent, mais ça ce n'était pas trop de ma faute. J'avais un clavier QWERTY. Donc voilà, je demande à mes nouveaux lecteurs de s'arreter à août 2007 pour mes articles, avant ça, c'est pas bien :D.

Aussi, ce blog, je le mettais souvent entre parentèses, d'un coup, je m'arretais d'écrire, sans aucune raison. J'avais plus rien à dire c'est tout. Ma plus longue pause a été d'une année, si mes souvenirs sont bons. Après ça, j'a fait des efforts... sept mois de pause max. Ces pauses m'ont fait louper pleins de choses que j'aurais aimé raconter, comme la Coupe d'Afrique des Nations en 2006.

Bon je crois que j'ai fini, je vais pas vous raconter l'histoire de chaque artcile non plus.
Merci à tout ceux qui m'ont lu, vos commentaires me font très plaisir et excusez-moi de ne pas en poster autant que vous. J'espère que vous me lirez aussi au Canada!

Baille baille l'Egypte (maintenant vous comprenez le titre), on se revoit en juin, promis :)

cockpit-avion.jpg
Moi demain...



par Remy publié dans : Chroniques Egyptiennes communauté : Egypte
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Dimanche 23 décembre 2007

Ma tante est arrivée vendredi du Liban.
Je ne sais pas comment elle s'est arrangée pour choper la grippe en débarquant ici alors qu'il fait 20° de plus qu'au Liban, mais elle en a chopé une belle. Libre à elle après tout...

On a décidé de déjeuner dans un bon restaurant chinetoque dans le quartier de Garden City. On monte tous dans la voiture, ma tante, mon père, ma mère, ma soeur et moi. We are family...
Mon père démarre démarre la voiture, et le moteur, plutôt que de nous faire son petit ronronnement habituel, nous fait un bruit monstrueux. Pendant quelques instants j'ai cru que j'étais dans la Fiat128 de mes leçons de conduite. Ça faisait un moment déjà qu'il nous faisait des bruits pas très orthodoxes, mais selon le garagiste, ce n'était rien de grave. Mon père pouvait parfaitement rouler jusqu'à
Sharm El Sheikh avec, comme il avait prévu de le faire pour le nouvel an (toujours d'après le mécano).
Après quelques secondes pleines d'angoisse et de suspens, le moteur se calme et on peut prendre la route tranquillement. On roule ainsi cinq minute, puis on sort enfin de Maadi et on atterrit sur la
Kornish, la grande rue qui relie Maadi (entre autres) au reste du Caire, en longeant le Nil. Et là, plus rien.
Le moteur pousse, hésite un peu, gémit, nous fait une sorte de
prout et pis plus rien. On a beau tourner la clé dans tous le sens, appuyer comme des tarés sur l'accélérateur, rien ne se passe. En tant que homme de la maison, mon père décide d'examiner le moteur sous le regard amusé de femmes qui transportaient du pain en équilibre sur leur tête. En cinq ans en Égypte, on n'a jamais eu de problème avec notre auto (à part quelques éraflures), et par conséquence, on n'a jamais eu à ouvrir le capot de la voiture. Ça peut sembler stupide, mais on a bien mis quelques minutes à l'ouvrir le foutu truc! Ils auraient pu le mettre ailleurs aussi leur bouton... Mon papa ouvre donc le capot, et la je vois à sa tête qu'on est dans le caca.Ce point est très important, parce que voyez-vous, mon père est loin d'être McGiver, capable de réparer un moteur avec un cure-dent et un chouïngue-gomme (j'écris comme je veux d'abord!). En fait, il s'y connaît autant en mécanique que moi je m'y connais en élevage de lémuriens de Papouasie Occidentale (ça n'existe pas comme bestiole, ne cherchez pas).
Le truc, c'est que si lui voit qu'il y a un truc qui ne va pas, c'est que ce truc ne va vraiment pas et qu'il est assez voyant. Je sors alors de la voiture à mon tour, bien que je sache pertinemment que je ne vais lui être d'absolument aucune aide (chui tout fier quand j'arrive à changer un pneu, c'est pour vous dire...). Et là, je vois le problème: la courroie principale (le bidule en caoutchouc) a lâché. On a poussé la voiture une vingtaine de mètres plus loin, parce qu'on était en plein milieu de la route quand même, et on essaye d'appeler un dépanneur (ou quelque chose qui y ressemble). Le blème c'est qu'on était vendredi, pire, on étaient le vendredi des fêtes. Et ces jours là, les dépanneurs, ils ne dépannent pas.

On est dans le caca.

On a vidé la voiture de tout ce qu'elle pouvait contenir comme objets de valeurs (les cartes de
Katameya, des raquettes de tennis, tous les CD audio et le machin qui permet d'écouter son iPod via les ondes radios). Il a fallu arrêter un taxi ensuite, j'en ai fait mon affaire. Mais on était cinq et ils faisaient du chichi pour nous prendre (on risquait de leur foutre en l'air leur banquette arrière).
Y'en a un qui s'est finalement décidé à nous prendre. Elle était comique ma tante, sa première fois dans un taxi égyptien, elle s'agrippait à moi comme le jour où elle était montée sur un chameau pour la première fois. 
C'est que aussi, taxis libanais, contrairement aux égyptiens, sont hyper classe... oui, oui, ils ne conduisent que des Mercedes classe S... des années 60 ou 70. Les chauffeurs là bas ne valent pas un pet de lapin non plus, mais au moins, la banquette arrière est très large (on est déjà monté à 12 une fois avec des amis).
Revenons en Égypte, faut dire aussi qu'on est tombé sur un taxi un peu
Shumacher-Style.
Ma mère c'était pas mieux, elle était coincée sous le siège du chauffeur, qui était bloqué sur une position pratiquement horizontale.
On a finalement trouvé des amis qui ont pu remorquer notre voiture avec la leur, et la voiture est partie au garage samedi.
On en loué une voiture entre-temps.

 

Note pour plus tard: ne jamais tomber en panne, ni quoi que ce soit de ce style un vendredi en Egypte.

par Remy publié dans : Chroniques Egyptiennes communauté : Egypte
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Jeudi 20 décembre 2007
Il y a quelques années, le City Stars a ouvert en Egypte, à Nasr City
C'est un centre commercial gigantesque, le plus grand d'Afrique certainement. Certains disent que c'est le plus grand du Moyen-Orient, mais pour avoir vu la taille des malls à Dubaï, je n'en suis pas sûr.
Le City Stars, c'est tout sauf l'Egypte. Ils ont bien essayé de rajouter une section Khan El Khalili pour donner une touche de tradition, mais c'est toujours pas ça.
Dans ce centre commercial, vous trouvez tout. Plus besoin d'aller s'acheter des habits tendance en Europe, vous avez tout au Caire (bon, pas exactement, mais je ne vais pas cracher sur ce qui est proposé). Mais quand je dis tout, c'est vraiment tout, habits, déco, high-tech... Ils ont même un Virgin qui vend les derniers CD, DVD, jeux vidéos... C'est pas toujours donné, mais on fera avec. C'est pratique pour les cadeaux de Noël.
Il a aussi un cinéma de je ne sais pas combien de salles qui propose des films plutôt récents (américains et arabes). Il y très peu de temps, un nouveau cinéma à ouvert à City Stars, le VIP Cinema. Le concept est simple, plutôt que de vous faire payer votre ticket 20LE (2.5€), le tarif "normal", ils vous font payer 70LE (8.75€) pour voir exactement les mêmes films. Ouaille?
Parce que c'est un cinéma VIP :). Vous êtes assis dans des fauteuils et canapés confortables, et vous êtes séparés des autres spectateurs, chacun dans son coin. Aussi, vous pouvez commander tout plein de bouffe et mettre de la mayonnaise partout sur les sièges. C'est un truc à faire entre amis quoi.
Personnelement, je n'y suis pas encore allé, et je ne compte pas le faire (70LE pour un ciné, nan mais!). Mais le fait d'être séparé des autres peut être interressant en Egypte (voir ici).

Je suis allé au mall hier, et j'ai fait quelque chose dont je suis fier ha ha! Moi qui suis toujours by ze book, qui respecte tout le temps les règles et tout le tralala (sauf au monopoly, faut vraiment être c*n pour me laisser être la banque), j'ai agit comme un vrai délinquant, un refoulé du système! Je vous laisse admirer:

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Un vrai voyou hein? Bafouer les rêgles de la sorte :p

A City Stars, il a aussi les fameux food court, que doit posseder tout centre commercial digne de ce nom. N'esperez pas bien manger, ce ne sont que des fast-food, mais c'est assez impressionant. Il y a tous les fast food qu'on peut trouver au Caire, plus ceux qu'on ne trouve pas: des trucs chinois, japonais, australiens... Il y a un Burger King aussi pour ceux qui en ont marre de Mcdo et Hardee's... Vive le Whooper à mort le BigMac!
Il a aussi tous les cafés qu'on trouve au Caire: Beano's, Cilantro, Starbuck's, Coffee Bean et Costa Café. Vous savez, ceux qui vendent la tasse de café à 10LE et le brownie à 14LE (sacrilège!). Je ne sais plus dans lequel des cinq j'avais lu une fois:

Tea...........8.5LE
Shaï..........10LE

Pour ceux qui n'ont pas capté, shaï c'est tout simplement le mot arabe pour dire thé... Je veux qu'on m'explique pourquoi le Shaï coûte 1.5LE de plus que le Tea...

Ce qui m'impressionne à chaque fois que je vais dans ce mall, c'est le monde qu'il y a dedans. Ca grouille de partout! Le truc est gigantesque, et malgré tout, on se marche dessus! En fait, je l'ai remarqué (chui un ouf je sais), beaucoup d'égyptiens ne viennent au mall ni pour acheter, ni pour voir un film, ni pour bouffer. Ils viennent juste pour flaner. Trainer entre potes, c'est leur sortie du week end quoi (d'ailleurs, il font la même chose au City Center de Carrefour). Comment j'ai remarqué ça? Parce que comparé au monde qu'il y a dedans, le food court et les boutiques sont terriblement vides.
Je n'éprouve aucun plaisir particulier à tourner en rond dans le City Stars, c'est tellement grand que j'étouffe la dedans (oui, ce n'est pas très logique, mais c'est la verité, faut croire que je suis le contraire d'un claustrophobe). On en voit pas le soleil, on ne sait pas s'il fait jour ou s'il fait nuit. Je me sens écrasé.

Mais bon, chacun son truc.
par Remy publié dans : Chroniques Egyptiennes communauté : Egypte
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Mercredi 12 décembre 2007
Comme je l'avais déjà dit dans un commentaire, je suis partis une nuit du coté d'Assouan, il y a quelques jours.
En fait, bien que j'ai passé une nuit à Assouan (et il y fait encore très chaud si vous voulez savoir), ce n'était vraiment pas le but de mon déplacement. Je suis allé à Toshka.Je tiens à préciser que dans cet article, contrairement à d'autres, je ne fais aucun effort humoristique (désolé ^^), et que ce n'est vraiment mon but ici.

Toshka, c'est un coin perdu en plein desert nubien, à un peu plus de 200 kilomètres au sud-ouest d'Assouan.
Bon, pourquoi est-ce que je suis allé là bas maintenant? Il n'y a vraiment rien à y faire, pas de ruines pharaoniques ni un quelconque site touristique. Rien que du sable à perte de vue.
En fait, je ne suis même pas sûr qu'il y ait une ville, un village ou quoi que ce soit de ce genre. Toshka, c'est le desert, un point c'est tout.
Si j'y suis allé, c'est pour un raison toute simple: mon père. En effet, à Toshka, il se passe des choses importantes. C'est le projet Toshka, un projet visant à augmenter la capacité de production agricole de l'Egypte en faisant pousser des fruits et légumes en plein desert, car il n'y a plus d'espaces cultivables sur les terres fertiles du delta. Le gouvernement espère ainsi faire passer la superficie des terres arables en Egypte de 6% à 10%.
Le gouvernement égyptien a construit la plus grande station de pompage au monde sur le lac Nasser (station qui lui a coûté une petite fortune). Cette station pompe l'eau du lac, qui se deverse dans un canal construit en même temps que la station. Ce canal alimente en eau des fermes qui ont été créées pour l'occasion.
Cela permet enfin d'utiliser la quantité énorme d'eau qui était gaspillée depuis les années 90. En effet, le niveau maximal du lac Nasser est de 183m au dessus du niveau de la mer, et c'est pour ça que les autorités égyptiennes, par mesure de sécurité, ont construit en 1978 le canal Sadate. Celui-ci permet à l'eau dépassant 178m de s'écouler dans la dépression de Toshka, ce qui se produisit à partir des années 90. Seulement voilà, cette eau atterissait en plein milieu du desert, et s'évaporait progressivement. Gaspillée bêtement. Il y a tellement d'eau qui s'est écoulée, qu'elle a même fini par former 3 lacs, d'une superficie totale de plus de 1200km² !


Image satellite montrant à droite, le lac Nasser, et à gauche, séparés du reste, les 3 lacs de la dépression de Toshka.

Une fois les problèmes liés à l'eau résolus, le gouvernement s'est mis à vendre des parcelles de terrain énormes (d'ici 2020, la surface agricole devrait être de plus de 2300km²), destinées à la constructions de fermes. Il existe pour l'instant que deux fermes. Une appartient à l'Etat, elle est gérée par celui-ci. L'autre appartient à un investisseur saoudien, le prince Al Waleed. Cette dernière qui est gérée par mon père. Je précise cependant que ses bureaux sont au Caire. C'est la ferme Kadco.
Je vais m'attarder sur cette ferme, car c'est la seule que j'ai visité.
Sachez aussi que le gouvernement égyptien commence à vendre des bouts de sa ferme à des investisseurs privés, pour qu'ils créent leurs propres fermes (si ça en interesse certains...).

Alors, comme je l'ai dit, l'objectif du projet est de produire une partie importante de la production agricole en plein milieu du desert. Dans le cas de Kadco, la production n'est pas reservée au marché égyptien. Kadco produit des fruits et légumes de qualité, et respecte toutes les normes de sécurité et d'hygiène européennes, puisque c'est là bas que l'essentiel de la production est vendu.  Les fruits et légumes de la ferme sont exportés en Hongrie, en Italie, en Allemagne, en Belgique, en Suisse, en Norvège et en Pologne. En 2007 cependant, des melons ont été vendus sur le marché égyptiens, parce qu'ils étaient trop gros pour le marché européen. Ce genre de choses se produit chaque année, lorsque les produits ne peuvent pas se vendre en Europe (lorsqu'ils sont trop gros ou trop petits).
Kadco est de loin la ferme la plus performante et la plus propre des deux (et je ne dis pas ça parce que c'est mon père), se sont différents observateurs qui le disent, de plusieurs nationalités. La ferme est gérée par trois étrangers, deux sont au Caire (mon père et un argentin), plus un australien en poste à Toshka qui supervise le bon développement de la ferme directement sur place. Il faut aussi rajouter plusieurs spécialistes venant de temps en temps d'Argentine, du Chili, d'Afrique du Sud, d'Italie... qui viennent en tant que consultants, que conseillers.
On fait pousser de tout à Kadco, des patates, des figues, des raisins, des mangues, des melons, de la luzerne, des citrons, des oranges... Il y a même un troupeau de quelques centaines de moutons. 80 d'entres eux ont d'ailleurs été vendu pour la fête qui arrive.
Mais en fait, le projet en est encore à un stade d'expérimentation. Kadco par exemple, cultive sur à peine 1% de ses terres, mais dans les années à venir, ce chiffre va passer à 20%. Il y a encore énormément de marge, et beaucoups de gens s'accordent pour dire que ce projet a un potentiel énorme.

Kadco en quelques chiffres:

- 30 000 000 $ de capital
- 42 000 hectares à développer
- Plus de 1000 employés (22 au Caire, le reste à Toshka)
- 80 hectares de raisins en production
- 25 hectares de cultures maraichères
- 150 hectares de cultures fouragères
- Plusieurs dizaines d'hectares d'experimentations (mangues, agrumes, dates, grenades, figues...)
- Quelques hectares de pépinières pour la reproduction des plantes
- De 2008 à 2010 développement de 4000 hectares supplémentaires (85 000 000 $ d'investissements)

Je pense que vous avez maintenant une idée générale de Toshka.

Passons à la partie la moins barbante de l'article, les photos (cliquez pour agrandir)!

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A gauche, des patates, au milieu de la luzerne (c'est beau le desert hein!) et à droite des vignes qui viennent d'être taillées


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A gauche, d'un coté du sable sans eau, de l'autre du sable avec de l'eau! Au milieu, le canal qui alimente les fermes, à droite... moi (non, je ne fais pas un clin d'oeil, c'est juste que j'ai le soleil en pleine face)


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A gauche, les moutons! Au milieu un agneau aux yeux bleus! A droite, des figues


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Sur ces deux photos, la pépinière de la ferme. A gauche, des bébés melons ^^, une fois qu'ils auront cinq feuilles, ils pourront être plantés normalement. A droite, la même chose, sans le zoom...


Voilà, merci à mon papounet pour m'avoir fait visiter la ferme!
par Remy publié dans : Chroniques Egyptiennes communauté : Egypte
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Lundi 3 décembre 2007
Tout d'abord, désolé pour la raréfaction de mes articles. C'est en partie dû à ma connection catastrophique qui refuse obstinément d'ouvrir le site d'over-blog, mais surtout, c'est juste que je n'ai pas grand chose à raconter depuis mon retour de France...

Enfin, je n'avais rien à raconter jusqu'à maintenant. En effet, j'ai terminé mes leçons de conduite depuis une petite semaine, et elles méritent un article.
Alors, déjà, en Egypte, les Driving Schools n'ont pas le droit de vous faire passer votre permis. Non, elles sont juste là pour vous apprendre à conduire. Pour le permis, vous devez-vous debrouiller avec... avec... je sais pas trop en fait. Mais c'est quelqu'un d'autre.
Je disais donc que je prenais des cours à la Râ School of Driving (il pète hein le nom!), sur la rue 9 à Maadi. Ca fonctionne par sessions de six leçons, d'une heure quarante chacune. La raison pour laquelle j'ai décidé de passer mon permis ici plutôt qu'en France ou au Canada est toute simple: ça ne coûte rien du tout. Pour ces leçons, il suffit de payer 255LE (36€). Aussi, comme j'ai lamentablement foiré mon examen en 3ème à l'école (pourtant, j'avais eu 17/20 à celui de 5ème!!), celui où on nous file un questionnaire sur le code de la route, et qu'il est impératif de l'avoir réussi pour pourvoir obtenir son permis (ou un truc du genre). Je suis dans le caca quoi.
Bref, mais qui dit moins cher, dis aussi moyens (beaucoup) moins importants.
J'ai appris à conduire sur une Fiat 128, joyau de l'automobile des années 70. Mais bon voilà, c'était il y a trente ans... parcequ'il n'est plus étincelant le joyau là... Surtout qu'elle est produite par Nasr, un constructeur automobile local.


La Fiat 128, et encore, celle là est dans un très bon état comparée à la mienne...

Il paraît, que la première chose qu'on doit nous apprendre lorsque l'on prend des leçons de conduite, c'est de se servir des rétroviseurs. Moi, malgré toute ma bonne volonté, je ne peux pas. Ouais, ma voiture n'a pas de rétros, c'est bête je sais. Après on s'étonne lorsque les égyptiens conduisent comme des fous furieux sur les routes, sans se soucier de qui se trouve devant, derrière, ou à leurs cotés.
Deuxième petit hic, le siège était bloqué, impossible de l'ajuster. Or, il se trouve que mon instructeur était un petit gros d'un mètre soixante à tout péter, et le siège était réglé pour LUI, pratiquement collé au volant. Ce n'était pas très pratique, avec mes cuisses qui empêchaient le volant de tourner correctement.
Autre petit problème, et pas des moindres, l'aiguille du cadran de vitesse était bloquée sur 10km/h. Pas très commode pour savoir à quelle vitesse on roule, et pas moyen de se fier au bruit du moteur, à peine j'accelerais, il me faisait un VRAAAAAAAOUM monstrueux, à l'entendre j'avais l'impression de rouler à 400 à l'heure.

    DSC00480.JPG
A gauche, notez les verres de thé posés à coté de la boîte de vitesses, à droite, l'aiguille bloquée sur 10km/h

Maintenant que les présentations avec la voiture sont faites, passons à Mister Reda, mon instructeur.
Reda est gros et petit, je l'ai déjà dit. Mais bon, ça encore, on s'en tape. Le problème de Reda, c'est qu'il ne s'occupe absolument pas de toi. Il sirote son thé et lit le journal (en gros, si je fonce sur un camion, il ne le voit même pas venir). Il lève juste de temps en temps la tête pour me dire où aller et m'engueule lorsqu'il trouve que je roule trop vite (bah ouais, je risque de faire déborder son thé). Sachez aussi qu'il ne m'a jamais demandé de mettre ma ceinture (alors que pour une fois, il y en avait une), ni de mettre mon clignotant.
Je ne sais pas si en France toutes les auto-écoles ont des voitures avec deux volants, mais ici, ça n'existe pas. Ils ont juste une petite pédale de frein. Aussi, rien ne distingue la voiture des autres. C'est une Fiat 128, une des voitures les plus répendues dans ce pays, et elle est blanche. Pas une seule pancarte, texte, panneau, voyant, bref rien. J'ai demandé à Reda la raison de ce manque d'indication, de signalement. Il m'a répondu que si ils mettaient ces panneaux, ils n'auraient plus le droit de faire conduire la voiture. Oui, les voitures auto-écoles ne peuvent être utilisées dans les rues. On peut juste le faire sur un circuit spécial. Les auto-écoles ont donc viré les panneaux, et les font passer pour des voitures "normales".

On en vient enfin au permis. Je n'ai toujours pas passé l'examen. Ce dernier se déroule en deux étapes. Vous avez d'abord une partie théorique, à l'écrit, sur le code de la route et tout ça (le code de la route égyptien mouarf...), puis une deuxième partie "pratique" où vous conduisez. Mais rien de très dfficile, il suffit de zigzaguer entre des plots, faire deux tours pour leur faire plaisir, changer de vitesse une ou deux fois et c'est tout (tout ceci se fait sur une sorte de terrain vague).
Seulement voilà, vous pouvez vous arranger. C'est au choix, soit vous payez un peu pour ne pas avoir à passer la partie théorique et juste passer la partie pratique, soit vous payez encore plus et vous avez votre permis sans même monter dans une voiture. Pour le combo "paresseux-qui-ne-veut-pas-toucher-la-voiture" il faut payer environ 200LE (28€)...
Pour vous dire la vérité, je ne sais pas encore ce que je vais faire, la seule certitude que j'ai, c'est que je ne veux pas passer la partie théorique (c'est du n'importe quoi, le code en Egypte pff), j'ai acheté le Guide Rousseau en France, qui me sera bien plus utile. Mais je ne sais toujours pas si je passe la partie pratique, où si je pousse ma paresse à l'extrême en payant un peu plus pour l'avoir direct....

Payer ou ne pas payer, telle est la question...




par Remy publié dans : Chroniques Egyptiennes communauté : Egypte
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