Oui, je sais, je n'écris pas beaucoup... mais bon, dites-vous que si j'écrivais autant au Caire, c'est tout simplement parce que je n'avais rien de mieux à faire.
Mais aussi, c'est que j'ai pas grand chose à dire ici... Enfin, je pourrais en me forçant, mais ça serais méchant.
Mais j'ai trouvé un truc quand même, le français. Alors non, je ne vais pas me moquer de leur accent, ça serais trop facile, et honnetement, je m'attendais à pire (à force d'entendre les
têtes à claques). Je l'aime bien au contraire cet accent, il est vivant.
Non ce qui me fait marrer ici, c'est leur manie à tout traduire en français, même des mots que l'on pourrait considérer comme internationaux. Mais bon, c'est compréhensible, ils sont entourés
d'anglophones, peut être que s'ils ne déployaient pas tout ces efforts, on ne parlerais plus français au Québec depuis belle lurette.
L'exemple le plus frappant, et peut-être celui de McDonald's. Oubliez les Mc Chicken, Nuggets, Filet-o-Fish et autres Quarter Pounder. Ici, ça n'existe pas. A la place, vous avez des Mc Poulet,
McCroquettes, Filet au poisson,et le Quart de livre. Oui, c'est tout de suite moins glamour comme noms.
Ah oui, j'oubliais, mon préféré, le Happy Meal devient le
Joyeux Festin ici.
Ca fait marrer parce qu'on est pas habitués à ça, mais d'un autre coté, au Chili, le Happy Meal avait un nom espagnol, la
Cajita Feliz. Qui a raison alors?
A part Macdo, il y a pleins d'autres exemples, comme les panneaux
Stop qui n'existent pas ici. Z'avez
Arret à la place. Le mot
ticket n'exste pas non plus, faut dire
billet à la place. Je me suis fait reprendre par le mec du métro la première fois que j'ai voulu en acheter. Nos
parkings n'existent pas non plus. Ca les fait toujours marrer ce
fameux parking d'ailleurs, je ne sais pas pourquoi. Les québécois reprochent souvent aux français d'utiliser trop d'anglicismes (à tort ou à raison, j'en sais rien). Neuf fois sur dix, si vous leur
dites d'un air offusqué "Ah oué, comme quoi, hein, hein comme quoi?" Vous aurez droit à ce foutu
Parking.
Il y aussi des mots que les québécois utilisent, qui sont complètement français, mais que je ne comprend pas. Le dernier en date est le mot
gicleur, il est marqué sur tout plein de
panneaux dans les rues, et je ne comprend toujours pas ce qu'il signifie. Pendant un moment, j'ai cru qu'il désignait des laveries automatiques, jusqu'à ce que je vois un panneau "gicleur" dans une
boîte de nuit...
En fait, savez quoi? Je vais chercher maintenant sur Google...
*cherche sur google*
Ah oukaÿ, les gicleurs, c'est les extincteurs automatiques... :D
Enfin, il y a les mots qui à première vue sont comme chez nous, mais qui en fait ne le sont pas. Par exemple, chialer et écharpe.
Chez nous, chialer veut dire pleurer (vous le saviez déjà, mais je pécise quand même, on ne sait jamais...), ici, chialer signifie se plaindre. Quant à l'écharpe, si un jour vous voulez vous en
acheter une, demandez un foulard à la place. Ici, le mot "épharpe", ça fait euh... pédé. Quand j'ai demandé ce qu'était une écharpe à un québécois, il m'a répondu que c'était un "ptit machin en
tissus que l'on met autour du cou, qui tient pas chaud, et qui est juste là pour faire joli".En bref, chez les hommes, il y a que les pédés qui en portent (je précise que je n'ai rien contre les
homos). Je disais donc qu'il fallait dire foulard à la place. Ou plutôt
flârd (c'est foulard prononcé à la manière québécoise).
J'ai dû faire répeter le vendeur deux ou trois fois avant de comprendre ce qu'était un flârd.
Je ne trouve pas une chute ou une belle phrase pour conclure ce billet, alors je vais m'arreter d'un coup sec :p.
Il est vrai qu'El Gouna n'est pas l'Egypte que j'aime
mais parfois cela fait du bien de changer ! !
En parlant de changement: cela doit te faire drole après le Caire ! ! lol ! !
Bon courage pour tes études et à bientôt !
Bisous
Mais on se sent chez soit dans cette ville, vraiment.