J'ai raccroché!
Ca devenait trop crevant pour un flemard comme moi. Avec les vacances de la Toussaint, on était archi-complet (si par hasard vous voulez une chambre au Sofitel Maadi, ne perdez pas votre temps,
c'est complet jusqu'au 10 novembre).
Je devais recevoir dans les 60 fax, mails, appels téléphoniques par jours, et je passais mon temps à répondre qu'il y avait pas de place.
D'ailleurs j'aimerais bien qu'on explique aux agences de voyages que quand on leur dit qu'il y pas de place, que l'hôtel affiche un taux d'occupation de 100%, c'est qu'on a pas de place pour leur
groupe de 45 personnes en provenance du Bangladesh! Ils insitent en plus! Et il veulent un podium (j'ai pas compris pourquoi), des tables avec des crayons, des papiers, des bouteilles d'eau et des
bonbons (
areuh! )...
Il y en a aussi qui ont des exigences assez comiques. Je pense en particulier à un client allemand qui écrivait:
"Je deteste le parfum! Je pense que c'est du poison (pour plus d'informations, consultez www.greenpeace.org). Faites attention à ne pas vaporiser du parfum sur mes draps et mes serviettes de
bain!!
Merci"
Ou encore cette française qui voulait que ça chambre soit le bas possible (alors que tout le monde veut des chambres dans les étages supérieurs, pour la vue), parce qu'elle avait le
vertige.
Il y en a qui racontent vraiment leur vie dans ces formulaires de reservations, on se demande comment ils arrivent à tout faire rentrer sur 3 petites lignes de pointillés.. J'ai ainsi appris que
M. & Mme. Abdel Rehim venaient de se marrier, et qu'ils étaient très contents, mais qu'ils voulaient deux chambres simples plutôt qu'une double parce que que monsieur ronflait trop
fort et que ça gênait madame qui n'y était pas encore habituée. Deux chambres connectées bien sûr! Jusqu'à maintenant je me demande pourquoi ils m'ont donné toutes ces explications, je ne leur en
demandais pas tant!
Moi ce que j'aimais bien faire, c'était imaginer la tête des clients en fonction de leur nom. J'étais souvent deçu par le resultat. Je me rappelle d'un certain
M. Courtecuisse que
j'imaginais tout petit, et qui en fait me depassait d'au moins quinze centimètres...
Mais la paresse n'est pas la seule raison pour laquelle j'ai arreté, je pars dans quelques jours en France, et je dois encore regler tout mes trucs de visas (nan, je ne les ai pas encore...), chose
que je n'avais pas le temps de faire, parce que c'était ouvert que le matin, et que je bossais.
Finalement, c'était pas si mauvais ce stage. Après les prises de têtes des premiers jours, ça s'est beaucoup mieux passé ensuite. Ils m'ont tous demandé mon adresse mail, pour garder contact, et
m'ont donné leurs adresses mails à eux pour que je leur envoie des photos de
Barisse (Paris) et de la
Grande Porte (l'Arc de Triomphe)